Création entreprise BTP

Maçon, carreleur, plaquiste, peintre ou encore électricien, les professionnels du BTP voient aujourd’hui leur carnet de commande rempli plusieurs mois à l’avance. Une opportunité pour qui veut se lancer dans la création d’une entreprise BTP.
Quels sont les prérequis pour créer sa société ? Une formation est-elle obligatoire ? Quel statut juridique choisir ?

Quelles sont les qualifications indispensables pour vous mettre à votre compte ?

Pour prétendre à l’ouverture d’une entreprise de bâtiment et travaux publics, une qualification professionnelle est exigée par les services de l’État. Il s’agit en effet d’une activité réglementée. Vous devez pouvoir justifier au minimum d’un BEP (brevet d’études professionnelles) ou d’un CAP (certificat d’aptitude professionnelle).

En outre, une qualification professionnelle dans chacune des activités de votre future entreprise de BTP est indispensable. Ainsi, si vous désirez proposer vos services en tant que maçon et peintre, vous devez pouvoir justifier d’un BEP ou d’un CAP dans ces deux corps de métier.
Dans le cas contraire, votre activité sera limitée à l’exercice de la profession pour laquelle vous avez été formé.

Création d’une entreprise de BTP sans diplôme : est-ce possible ?

La création d’une entreprise de BTP est possible sans diplôme à condition de pouvoir justifier d’un minimum de trois ans d’expérience dans l’activité professionnelle que vous souhaitez exercer à votre compte.
Ainsi, si vous avez déjà travaillé trois ans en tant que menuisier, vous pouvez ouvrir votre entreprise de menuiserie.

Autre solution, embaucher des personnes pouvant justifier des qualifications requises. Votre structure pourra ainsi proposer des prestations en relation avec les qualifications de vos salariés.

Le stage de préparation à l’installation est-il obligatoire ?

Vous avez un projet de création ou de reprise d’une entreprise de BTP ? Dès lors que vous sollicitez une immatriculation auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA), vous devez suivre un stage de préparation à l’installation (SPI).
La durée de ce stage est fixée à 30 heures et reste à la charge du porteur de projet.
En raison de son coût (environ 200 €), il peut être perçu par certains comme une étape superflue. Pourtant, il n’en est rien car il permet d’acquérir des notions essentielles, notamment sur le plan fiscal ou encore législatif.

Il est toutefois possible d’être dispensé de cette étape si vous êtes en possession d’un diplôme de gestion ou si vous avez déjà été à la tête d’une entreprise.

Quel statut juridique choisir pour votre société de BTP ?

Autre étape importante dans la création de votre entreprise de BTP, le choix de sa forme sociale.

Si vous envisagez d’être le seul associé, vous pouvez opter pour :

–  La micro-entreprise : le statut d’auto-entrepreneur présente l’avantage d’être très simple à mettre en place et peu contraignant sur le plan administratif. En revanche, il se pourrait que vous soyez très rapidement limité en terme de développement de votre activité.
– l’EURL ou la SASU : les deux statuts présentent des avantages et des inconvénients tout à fait comparables. Toutefois, les entrepreneurs privilégient généralement l’EURL qui protège leurs biens personnels.

Si vous avez plusieurs associés, vous devrez choisir entre SAS et SARL. Là encore, cette dernière forme sociale est souvent privilégiée puisqu’elle offre une protection du patrimoine personnel de chacun des associés.

Création d’une entreprise de BTP : les assurances obligatoires

Que vous souhaitiez devenir électricien indépendant ou que vous vous mettiez à votre compte en tant que couvreur, vous êtes dans l’obligation de souscrire à un certain nombre d’assurances visant, par exemple, à protéger votre équipement, vos différents engins de chantier ou encore les éventuels dommages causés à un tiers.

Parmi les assurances obligatoires, on trouve tout particulièrement :

L’assurance décennale : son rôle est la prise en charge immédiate des dommages se produisant sur un bâtiment après la réception des travaux que vous avez effectués et ce, pendant une durée de 10 ans ;

L’assurance responsabilité civile professionnelle : l’obligation de justifier d’une RC Pro est incontournable avant le démarrage de n’importe quel chantier. Celle-ci permet en effet d’indemniser les éventuels dommages corporels, matériels et immatériels causés à un tiers lors de votre intervention.

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