Quelles différences entre les entreprises de transports (VTC, taxi, capacitaire) ?

En France, les métiers liés au transport routier des personnes présentent une activité en plein essor. Vous souhaitez créer une entreprise dans ce secteur ? Connaissez-vous les différences entre les divers transports : VTC, taxis ou capacitaire ? On vous explique tout dans cet article.

Le statut de VTC

Les chauffeurs VTC ou encore appelé Véhicule de Tourisme avec Chauffeur sont des chauffeurs privés qui sont inscrits sur des plateformes numériques dont la plus connue est Uber.
Ce système offre un service de géolocalisation qui leur permet de prendre des réservations en ligne afin de transporter des clients.

Devenir chauffeur VTC exige de se soumettre à une réglementation précise :

– Suivre une formation VTC et valider un examen imposé par la Chambre des Métiers de l’Artisanat ou CMA ;
– Demander et obtenir la carte professionnelle VTC auprès de la Préfecture ;
– Attestation d’aptitude physique par le Préfet ;
– Interdiction de marauder, de se faire arrêter dans la rue ou de stationner devant les aéroports ou les gares ;
– Inscription au registre des VTC en auto-entrepreneur ou en SASU, renouvellement tous les 5 ans.

Ne pas se soustraire à cette réglementation peut entraîner des poursuites, des amendes et une interdiction d’exercer.

Le statut de capacitaire

Après le VTC, on peut citer un autre métier directement en lien avec le transport routier de personnes : le capacitaire LOTI ou encore chauffeur LOTI (Loi d’Orientation des Transports Intérieurs).

Leur rôle est d’effectuer des trajets collectifs et occasionnels pour des professionnels ou des particuliers. Ils peuvent par exemple être sollicités par les agences de tourisme.

Non réglementés par la loi Thévenoud, les capacitaires ont le droit d’emprunter les voies de bus et de taxis, tant que cela reste dans les périodes de prise en charge des clients. Par contre, ils n’ont pas le droit de marauder et ils ont interdiction de stationner sur la voie publique.

Les tarifs sont libres et le chauffeur Loti doit suivre une formation pour obtenir une attestation de capacité professionnelle de transport routier délivrée par le Préfet. Cependant, s’il est salarié d’une entreprise de transport, ne seront nécessaires pour travailler qu’un permis de conduire et un certificat médical.

Depuis début d’année 2018, après une année d’exercice, le chauffeur LOTI a la possibilité de solliciter une carte professionnelle VTC, et cela gratuitement et sans passation d’examen.

Le statut de taxi

Devenir chauffeur de taxi intéresse moins de personnes maintenant que les VTC ont fait leur apparition sur le marché du transport routier. Cependant, ce métier a encore de l’avenir, notamment dans les zones rurales ou isolées, là où les plateformes ne se sont pas encore développées.

Comme pour les VTC, le chauffeur de taxi doit bien sûr posséder le permis B et avoir un casier judiciaire vide de toute sanction qui ne serait pas compatible avec la pratique de cette profession.

Le chauffeur de taxi devra aussi :

– Passer une visite médicale d’aptitude auprès d’un médecin agréé ;
– Obtenir un diplôme de premier secours appelé PSC1 daté de moins de 2 ans ;
– Passer un examen qui en cas de réussite vous donnera le certificat de capacité professionnelle. Cet examen peut être préparé grâce à une formation spécifique qui devra être à nouveau suivie tous les 5 ans ;
– Solliciter auprès de la Chambre des Métiers une carte professionnelle de taxi.

Au contraire des VTC, les taxis ont le droit de marauder, de stationner dans des zones réservées comme les gares ou les aéroports. Ils peuvent aussi rouler dans les couloirs de bus.

Les chauffeurs de taxis sont soumis à une tarification qui est fixée par arrêté ministériel par le ministre en charge de l’économie.

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