Comment ouvrir une épicerie ?

Avec plus de 28 000 points de vente répartis sur tout le territoire français, le nombre d’épiceries a fortement augmenté depuis 10 ans.
Ne nécessitant aucune formation diplômante, ces magasins de proximité répondent à un besoin croissant au cœur des villes, mais également dans le milieu rural, notamment en raison du vieillissement de la population.

Si vous avez décidé d’ouvrir votre propre épicerie, quelles sont les différentes démarches que vous devez effectuer pour mener à bien votre projet entrepreneurial ?

Peut-on ouvrir une épicerie sans diplôme ?

Comme pour l’ouverture d’un fast-food et de bien d’autres commerces, aucun diplôme n’est nécessaire pour devenir épicier.
Bien évidemment, une première expérience dans le domaine du commerce est un atout, mais loin d’être indispensable.
En revanche, il est impératif d’avoir un goût prononcé pour le contact humain.

Tout entrepreneur peut donc librement exercer, et ce, sans le moindre diplôme en poche.
En revanche, si vous désirez compléter votre offre par une activité artisanale, une formation peut être exigée.

Par exemple, si vous proposez un dépôt de pain, aucune formation particulière n’est requise.
En revanche, si vous désirez vous-même confectionner le pain sur place, vous devrez impérativement justifier de la formation correspondante.

Quel statut juridique pour votre commerce de proximité ?

Pour créer une épicerie, plusieurs statut juridiques sont possibles mais peu adaptés :

  • Micro entreprise : en raison de la limitation du chiffre d’affaires imposé par ce statut, l’ouverture d’un tel commerce de proximité en tant qu’auto-entrepreneur n’est pas recommandée ;
  • Entreprise individuelle (EI) : en raison d’une fiscalité peu avantageuse ;

En revanche, SARL, SAS, EURL et SASU sur les statuts répondant le mieux aux impératifs d’une petite surface alimentaire. Ainsi, il est possible d’être le seul associé (EURL et SASU) ou de monter son entreprise à plusieurs (SARL et SAS).

Chacun de ces statuts présente des avantages et des inconvénients différents qu’il convient de comparer.

Ouverture d’une épicerie : comment établir un business plan 

Pour vous assurer de la viabilité de votre projet entrepreneurial, l’établissement d’un plan financier ou business plan est un préalable à toute ouverture.

Ce document sert à anticiper toutes les dépenses auxquelles vous devrez faire face pour la création de votre épicerie, mais également lors de son exploitation.

Outre le loyer ou le remboursement du crédit pour le local commercial, il faut en effet ajouter de nombreux frais parmi lesquels les travaux et aménagements, l’achat du matériel professionnel comme les gondoles, les armoires frigorifiques ou encore les vitrines réfrigérées, l’acquisition du système informatique (ordinateur, imprimante, etc) ou encore du stock.

C’est ce dernier poste qui est d’ailleurs le plus conséquent pour les petits commerces alimentaires.

Comment choisir l’emplacement de son épicerie ?

De nombreux critères sont à prendre en compte pour trouver le local idéal pour votre commerce.
Si ceux-ci diffèrent évidemment en fonction du lieu d’implantation (métropole, ville, village), différentes études mettent en évidence que les consommateurs choisissent l’épicerie dans laquelle ils font leurs achats en fonction de sa proximité, des prix pratiqués, du choix, de la facilité d’accès encore de la serviabilité du personnel.

Il est donc essentiel de tenir compte de tous ces critères, notamment en ce qui concerne la proximité et l’accès. Votre futur commerce alimentaire devra donc se trouver au plus proche de la clientèle ciblée et être suffisamment grand pour vous permettre de diversifier votre offre.

Dans une grande ville, cela peut-être à côté d’une gare SNCF, d’une cité étudiante ou d’un quartier piétonnier. Il faut également veiller à ce qu’il y ait soit :

  • la possibilité de venir en voiture et de se garer facilement, ce qui sous-entend la présence d’un parking non loin de là ;
  • la proximité d’une station de métro ou d’un arrêt de bus ;

Faut-il opter pour une franchise ?

La grande distribution l’a bien compris, les grandes surfaces attirent de moins en moins de consommateurs qui privilégient les commerces de proximité.

Cela explique d’ailleurs l’augmentation très importante du nombre d’épiceries constatée ces dernières années dans les villes et bourgades, en centre-ville et dans les quartiers urbains.

Pour répondre à cette demande croissante, de nombreuses franchises ont vu le jour. Celles-ci apportent à l’entrepreneur sa notoriété, un savoir-faire, un mode de fonctionnement, des outils (notamment informatiques ou de communication), ainsi que la possibilité d’acheter la marchandise à un tarif plus avantageux.
Soulignons par ailleurs que 90% des épiceries en franchise sont toujours en activité cinq ans après leur ouverture, contre 60% pour les autres.

Dans un marché de plus en plus concurrentiel, il est donc important de pouvoir s’appuyer sur un franchiseur. Toutefois, si c’est un gage de pérennité, cela a un coût non négligeable :

  • Au moment de la création : un droit d’entrée est à verser au franchiseur pour intégrer le réseau. Son coût est très variable selon l’enseigne choisie ;
  • Pendant l’exploitation : de manière régulière, vous devrez vous acquitter d’une redevance qui comprend généralement une part fixe à laquelle s’ajoute un pourcentage qui est fonction de votre chiffre d’affaires ;


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